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Qu’est-ce qu’une entreprise

6 août 2012

Qu’est-ce qu’une entreprise ?

Une entreprise peut se caractériser de manières très différentes en fonction du regard que l’on lui porte.

Cependant trois notions apparaissent lorsque nous portons un regard externe à celle-ci :

  •  La première est l’idée de risque.
  • La deuxième est l’idée de combat.
  • La troisième est l’idée de la séduction.

Néanmoins ce regard qu’on lui porte serait bien réducteur vis-à-vis de ce que l’entreprise représente pour ceux qui en vivent et la dirigent.

Il est vrai aussi que du point de vue comptable elle n’est qu’une personne morale.

Pourtant cette personne morale ne vit que par la volonté farouche de ce que sont les personnes physiques qui la composent.

Elle repose sur :

 

  • La culture des acteurs internes et externes.

 

La culture est ce qui caractérise une entreprise, c’est son âme, son ADN, chaque entreprise est le reflet des personnes qui la compose et de ceux qui la font vivre.

 

  • Sa stratégie et son système de management.

 

La stratégie de l’entreprise

 

La stratégie peut être énoncée comme suit :

 

Selon Igor Ansoff : « le pilotage des modifications de relations du système entreprise avec son environnement et de la frontière de ce système avec ce qui n’est pas lui »

 

Selon Michael Porter : « la réalisation des choix d’allocation de ressources (financières, humaines, technologiques, etc.) qui engagent l’entreprise dans le long terme et la dotent d’un avantage concurrentiel durable, décisif et défendable ».

 

Selon F. Leroy : « la fixation d’objectifs en fonction de la configuration de l’environnement et des ressources disponibles dans l’organisation, puis l’allocation de ces ressources afin d’obtenir un avantage concurrentiel durable et défendable ».

 

Mais plus encore elle est le reflet des choix de son dirigeant qui lui insuffle les orientations nécessaires ; tel le commandant d’un navire ; pour lui éviter au maximum les écueils. Elle est aussi le reflet de la clairvoyance de son management.

 

  • Ses compétences

 

Les compétences d’une entreprise se caractérisent par les compétences techniques et l’adaptabilité nécessaires pour soutenir la stratégie de l’organisme et sa survie.

 

  • La gestion financière

 

La gestion financière, on pourrait philosophiquement débattre sur l’intuition fondamentale liant risque et rentabilité, intuition appuyée par une explication mathématique depuis la résolution du paradoxe de Saint-Pétersbourg par Daniel Bernoulli en 1738

Mais en finalité la gestion financière d’une entreprise, basée sur la gestion en bon père de famille, repose essentiellement sur la maîtrise des coûts de l’entreprise.

 

L’entreprise c’est aussi et surtout pour beaucoup l’œuvre d’une vie voir de plusieurs générations qui à l’automne de la vie de leur dirigeant voit parfois le travail de toute une vie sombrer par manque de successeurs, ou d’un désintéressement des générations suivantes, il s’en suit parfois un démantèlement entraînant avec lui tous ceux qui pendant des années ont partagés joies, peines et espoirs.

Ces fermetures ont plusieurs conséquences :

Elles contribuent à la perte de savoir et d’expériences.

Elles contribuent à la perte de confiance en l’avenir de ceux qui devraient prendre la relève.

Elles faillissent à leurs responsabilités sociétales.

 

Une entreprise n’est pas uniquement une organisation à générer des profits, une entreprise est un cocktail complexe donnant vie à une organisation permettant à tous de progresser, accroître savoirs et profits et d’assumer une responsabilité sociétale.

 

Actuellement en FRANCE

 

On compte 700 000 entreprises dont le dirigeant a plus de 50 ans

        Parmi elles, environ 350 000 ont une valeur marchande

 60 000 entreprises sont reprises / an en France

(Majoritairement des fonds de commerce)

 5 000 reprises concernent

des PME de plus de 5 salariés

 

En Belgique plus de 100.000 sont dans ce cas de figure doit-on pour autant regarder sans réagir.

Nous ne le pensons pas, c’est la raison pour laquelle notre équipe propose des solutions adaptées pour chaque type d’entreprise en ayant comme objectif de préserver voir développer ces fleurons de l’économie que sont les PME, préserver ces savoirs et stratégiquement les adapter pour affronter l’avenir en respectant la culture et l’âme de l’entreprise et de ses dirigeants.

Entreprises en difficulté suite à la crise

13 octobre 2010

Suite à la crise bons nombres d’entreprises doivent faire face à des difficultés importantes pourquoi et comment réagir ?

 Il y a quelques années encore lorsqu’une entreprise s’imposait, généralement avec les années elle asseyait sa réputation et assurait son avenir.

A moins de rencontrer des problèmes sur le plan personnel, généralement elles pouvaient se targuer d’assurer leur continuité parfois sur plusieurs générations.

 Il existait une certaine stabilité dans la continuité de fonctionnement des structures existantes.

Il y avait des guerres et certaines structures disparaissaient certes, mais d’autres s’en trouvaient renforcées, il y avait des secteurs plus porteurs que d’autres et aussi le marché n’était pas aussi ouvert qu’actuellement, le monde lui-même était différent.

 Si nous parlons de la Belgique, nous avons hérité d’un tissu industriel et de communication à la pointe de ce qui se faisait de mieux et nous avons vécus sur ce train-train rassurant et ronronnant pendant prêt de 150 ans.

Les années 60 et 70 auront connus le pic de ce qui avait été la Belgique à papa.

La première crise pétrolière aura marqué le glas de tout ce qui aura été et en quelques années sera devenu «  has been ».

Il est très difficile de se débarrasser d’une mentalité acquise sur une période aussi longue, difficile de se remettre en question lorsque papa et grand-papa fonctionnaient déjà comme çà, mais voilà le monde change et évolue.

Mon propos n’est pas de polémiquer sur le sujet mais de faire comprendre que le monde a changé et évolué à une vitesse folle sur quelques décennies.

 Pourtant notre économie fonctionne ou voudrait toujours fonctionner comme avant comme si nous avions difficile à nous défaire de ces bonnes vieilles habitudes.

On continue à s’accrocher à une économie basée sur la croissance.

Pourtant force est de constater que ce modèle a des limites et le monde entier en ressent encore les effets négatifs précipitant les entreprises dans des difficultés qui pour beaucoup seront ou sont insurmontables et disparaîtront.

Nous pourrons arguer que finalement ce sont comme dans la nature les structures les mieux adaptées qui survivent et se développent.

Ce serait réducteur que de penser ainsi, en effet la nature et l’histoire nous démontre qu’il a existé des extinctions massives d’espèces qui pourtant avaient survécus des millions d’années, il existe aussi des civilisations entières puissantes bâties à l’épreuve du temps et des hommes qui ont disparus.

L’homme a failli disparaître également il y a 70.000 ans.

Cela nous démontre qu’il n’y a jamais rien de parfait ni de parfaitement adapté à une situation quelconque parce que la situation elle-même n’est pas stable, si nous accélérons les changements comme ce qui sera le cas dans les années à venir nous constaterons que de moins en moins de structures seront adaptées et donc de plus en plus de structures disparaîtront jusqu’à ce que notre civilisation complète soit anéantie.

Nous avons eu la chance d’avoir une période sur le plan économique et fonctionnel des organismes assez stable avec une croissance importante qui a pris son envol avec la révolution industrielle et nous avons tous cru que cette situation devenait la règle.

Hors la règle est l’adaptation permanente des structures à un monde qui évolue la force de l’homme est sa faculté d’adaptation et ce semblant de stabilité finalement fut une insulte à notre intelligence, laissant engourdir nos structures.

L’économie, la fiscalité les dépenses de l’état et des ménages n’ont rien fait d’autre que de se laisser doucement aller à ce confort économique basé sur une croissance continue nous permettant d’envisager l’avenir et les dépenses sur plusieurs générations.

 Bon nombre de conseils d’administration actuellement sont constitués à juste titre des anciens entrepreneurs qui voient dans ce statut la manière la plus évidente d’assurer leur avenir économique.

Ce qui était vrai hier est aujourd’hui devenu illusion, ce qui était n’est plus, le monde a changé et souvent nous n’avons pas tenu compte des signes avant coureurs, ni des recommandations des experts.

Il y en a encore qui actuellement disent qu’il n’y aura pas de pénurie de pétrole, ni que le réchauffement de la planète soit dû à nos excès.

Cette réaction est normale parce que ce que nous voyons, c’est que nous allons être confronté à une situation de survie et cette perspective est tellement terrible que pour éviter de sombrer dans la panique on fait un déni de la situation, beaucoup d’entre-nous restent pétrifiés.

La situation est telle que beaucoup redoutent de devoir prendre des initiatives et rejettent la vérité en se détournant de l’essentiel et ce à tous les niveaux.

En politique belge il y a le NORD le SUD BHV etc. qui semblent être les points essentiels même vitaux de l’avenir du pays, il n’y a pas plus important que cela au monde.

Pourtant qui se charge de réfléchir à comment nous allons rembourser la dette du pays ?

Qui se penche sur la manière de réagir face à un monde qui évolue si vite ?

Qui se soucie du fait que nous allons arriver en carence alimentaire dans le monde ?

Comme nous le voyons que ce soit le simple citoyen ou le plus grand homme d’état chacun à son niveau essaye de fuir la réalité qui se présente à lui et s’accroche à un passé que l’on espère voir revenir.

Il en va de même pour nos entreprises.

Pire il est même essentiel que ce soit les entreprises elles-mêmes puissent montrer l’exemple en réagissant le plus rapidement possible, il en va de leur survie.

Lorsque l’on entend survie on ne se focalise pas sur une catégorie bien précise de la société, il en va de toutes les catégories sociales.

La survie d’une entreprise assure la retraite de ses anciens dirigeants qui maintenant se trouvent dans le conseil d’administration, mais également des travailleurs qui en constituent la richesse première.

Mais le déni existe aussi ailleurs regardez en France 35 heures et 60 ans la pension, tout le monde veut croire que la crise sera passagère qu’après la pluie le beau temps.

Comment réagir ?

Il faut avoir la faculté de se remettre en question, il est nécessaire que chaque conseil d’administration puisse voir leur organisation sous une perspective autre que celle qu’ils ont toujours connues, en espérant secrètement que cela durera suffisamment longtemps pour qu’ils n’aient pas à se soucier outre mesure de ces changements.

100.000 entreprises ont les dirigeants qui ont atteint l’âge de 60 ans et 434.000 dans les 10 années à venir.

Soit 500.000 entreprises dans les dix ans risques de fermer leurs portes par faute de repreneurs ou de non adaptation à la situation économique actuelle et future.

Se remettre en question est facile à dire mais très compliqué parce que chacun voit toujours midi à sa porte et comme on dit « on a le nez dans le guidon ».

Les recettes d’antan tel que le « taylorisme » « fait ce que je te dis et tais-toi » ne sont plus de mise, ce type de structure est dépassé, il faut mettre en place des structures souples pouvant plus facilement s’adapter à des changements rapide, pour cela il faut mettre en place ce que l’on pourrait des structures en « démocratie participative », en effet les travailleurs eux-mêmes sont concernés par leur avenir et pas seulement au travers de leur syndicat.

Les travailleurs souhaitent tout comme leurs dirigeants la pérennité de leur structure pour assurer leur avenir, pour cela il faut les impliquer, tourner la page de ce qui se faisait pour véritablement placer les structures actuelles des entreprises dans la continuité de l’organisme sans pour autant que ce soit l’organisation qui soit pérenne, chaque structure doit pouvoir évoluer se modifier s’adapter pour assurer sa survie.

Il existe des spécialistes dans le domaine que sont les « consultants » ou « les médiateurs de crises » qui vont pouvoir intervenir dans ce but précis.

Imaginer un retour à « la normale » serait illusoire parce que la situation normale est l’adaptation permanente à un monde qui évolue.