V.D.I.C sprl
Av. Werner Marchand, 19
1450 Chastre Blanmont
BELGIQUE

Tél. : +32 (0) 10 65 15 62
Fax : +32 (0) 10 65 15 62

Entreprises en difficulté suite à la crise

13 octobre 2010

Suite à la crise bons nombres d’entreprises doivent faire face à des difficultés importantes pourquoi et comment réagir ?

 Il y a quelques années encore lorsqu’une entreprise s’imposait, généralement avec les années elle asseyait sa réputation et assurait son avenir.

A moins de rencontrer des problèmes sur le plan personnel, généralement elles pouvaient se targuer d’assurer leur continuité parfois sur plusieurs générations.

 Il existait une certaine stabilité dans la continuité de fonctionnement des structures existantes.

Il y avait des guerres et certaines structures disparaissaient certes, mais d’autres s’en trouvaient renforcées, il y avait des secteurs plus porteurs que d’autres et aussi le marché n’était pas aussi ouvert qu’actuellement, le monde lui-même était différent.

 Si nous parlons de la Belgique, nous avons hérité d’un tissu industriel et de communication à la pointe de ce qui se faisait de mieux et nous avons vécus sur ce train-train rassurant et ronronnant pendant prêt de 150 ans.

Les années 60 et 70 auront connus le pic de ce qui avait été la Belgique à papa.

La première crise pétrolière aura marqué le glas de tout ce qui aura été et en quelques années sera devenu «  has been ».

Il est très difficile de se débarrasser d’une mentalité acquise sur une période aussi longue, difficile de se remettre en question lorsque papa et grand-papa fonctionnaient déjà comme çà, mais voilà le monde change et évolue.

Mon propos n’est pas de polémiquer sur le sujet mais de faire comprendre que le monde a changé et évolué à une vitesse folle sur quelques décennies.

 Pourtant notre économie fonctionne ou voudrait toujours fonctionner comme avant comme si nous avions difficile à nous défaire de ces bonnes vieilles habitudes.

On continue à s’accrocher à une économie basée sur la croissance.

Pourtant force est de constater que ce modèle a des limites et le monde entier en ressent encore les effets négatifs précipitant les entreprises dans des difficultés qui pour beaucoup seront ou sont insurmontables et disparaîtront.

Nous pourrons arguer que finalement ce sont comme dans la nature les structures les mieux adaptées qui survivent et se développent.

Ce serait réducteur que de penser ainsi, en effet la nature et l’histoire nous démontre qu’il a existé des extinctions massives d’espèces qui pourtant avaient survécus des millions d’années, il existe aussi des civilisations entières puissantes bâties à l’épreuve du temps et des hommes qui ont disparus.

L’homme a failli disparaître également il y a 70.000 ans.

Cela nous démontre qu’il n’y a jamais rien de parfait ni de parfaitement adapté à une situation quelconque parce que la situation elle-même n’est pas stable, si nous accélérons les changements comme ce qui sera le cas dans les années à venir nous constaterons que de moins en moins de structures seront adaptées et donc de plus en plus de structures disparaîtront jusqu’à ce que notre civilisation complète soit anéantie.

Nous avons eu la chance d’avoir une période sur le plan économique et fonctionnel des organismes assez stable avec une croissance importante qui a pris son envol avec la révolution industrielle et nous avons tous cru que cette situation devenait la règle.

Hors la règle est l’adaptation permanente des structures à un monde qui évolue la force de l’homme est sa faculté d’adaptation et ce semblant de stabilité finalement fut une insulte à notre intelligence, laissant engourdir nos structures.

L’économie, la fiscalité les dépenses de l’état et des ménages n’ont rien fait d’autre que de se laisser doucement aller à ce confort économique basé sur une croissance continue nous permettant d’envisager l’avenir et les dépenses sur plusieurs générations.

 Bon nombre de conseils d’administration actuellement sont constitués à juste titre des anciens entrepreneurs qui voient dans ce statut la manière la plus évidente d’assurer leur avenir économique.

Ce qui était vrai hier est aujourd’hui devenu illusion, ce qui était n’est plus, le monde a changé et souvent nous n’avons pas tenu compte des signes avant coureurs, ni des recommandations des experts.

Il y en a encore qui actuellement disent qu’il n’y aura pas de pénurie de pétrole, ni que le réchauffement de la planète soit dû à nos excès.

Cette réaction est normale parce que ce que nous voyons, c’est que nous allons être confronté à une situation de survie et cette perspective est tellement terrible que pour éviter de sombrer dans la panique on fait un déni de la situation, beaucoup d’entre-nous restent pétrifiés.

La situation est telle que beaucoup redoutent de devoir prendre des initiatives et rejettent la vérité en se détournant de l’essentiel et ce à tous les niveaux.

En politique belge il y a le NORD le SUD BHV etc. qui semblent être les points essentiels même vitaux de l’avenir du pays, il n’y a pas plus important que cela au monde.

Pourtant qui se charge de réfléchir à comment nous allons rembourser la dette du pays ?

Qui se penche sur la manière de réagir face à un monde qui évolue si vite ?

Qui se soucie du fait que nous allons arriver en carence alimentaire dans le monde ?

Comme nous le voyons que ce soit le simple citoyen ou le plus grand homme d’état chacun à son niveau essaye de fuir la réalité qui se présente à lui et s’accroche à un passé que l’on espère voir revenir.

Il en va de même pour nos entreprises.

Pire il est même essentiel que ce soit les entreprises elles-mêmes puissent montrer l’exemple en réagissant le plus rapidement possible, il en va de leur survie.

Lorsque l’on entend survie on ne se focalise pas sur une catégorie bien précise de la société, il en va de toutes les catégories sociales.

La survie d’une entreprise assure la retraite de ses anciens dirigeants qui maintenant se trouvent dans le conseil d’administration, mais également des travailleurs qui en constituent la richesse première.

Mais le déni existe aussi ailleurs regardez en France 35 heures et 60 ans la pension, tout le monde veut croire que la crise sera passagère qu’après la pluie le beau temps.

Comment réagir ?

Il faut avoir la faculté de se remettre en question, il est nécessaire que chaque conseil d’administration puisse voir leur organisation sous une perspective autre que celle qu’ils ont toujours connues, en espérant secrètement que cela durera suffisamment longtemps pour qu’ils n’aient pas à se soucier outre mesure de ces changements.

100.000 entreprises ont les dirigeants qui ont atteint l’âge de 60 ans et 434.000 dans les 10 années à venir.

Soit 500.000 entreprises dans les dix ans risques de fermer leurs portes par faute de repreneurs ou de non adaptation à la situation économique actuelle et future.

Se remettre en question est facile à dire mais très compliqué parce que chacun voit toujours midi à sa porte et comme on dit « on a le nez dans le guidon ».

Les recettes d’antan tel que le « taylorisme » « fait ce que je te dis et tais-toi » ne sont plus de mise, ce type de structure est dépassé, il faut mettre en place des structures souples pouvant plus facilement s’adapter à des changements rapide, pour cela il faut mettre en place ce que l’on pourrait des structures en « démocratie participative », en effet les travailleurs eux-mêmes sont concernés par leur avenir et pas seulement au travers de leur syndicat.

Les travailleurs souhaitent tout comme leurs dirigeants la pérennité de leur structure pour assurer leur avenir, pour cela il faut les impliquer, tourner la page de ce qui se faisait pour véritablement placer les structures actuelles des entreprises dans la continuité de l’organisme sans pour autant que ce soit l’organisation qui soit pérenne, chaque structure doit pouvoir évoluer se modifier s’adapter pour assurer sa survie.

Il existe des spécialistes dans le domaine que sont les « consultants » ou « les médiateurs de crises » qui vont pouvoir intervenir dans ce but précis.

Imaginer un retour à « la normale » serait illusoire parce que la situation normale est l’adaptation permanente à un monde qui évolue.

Que représente un tableau de bord de pilotage?

30 mars 2010

Définition:

Un tableau de bord de pilotage permet de mesurer, d’évaluer, de suivre la réalisation des actions et de surveiller les paramètres sensibles des activités opérationnelles et stratégiques.

C’est aussi un des six outils d’une démarche mise au point par le professeur Henri SAVALL, et connue sous le nom de Management Socio-économique.

Il s’agit d’un mode de gestion intégrant étroitement la dimension sociale de l’entreprise et sa performance économique. Il comporte des méthodes de gestion globale s’appuyant sur le développement humain de l’entreprise comme principal facteur d’efficacité à court, moyen et long termes.

Contrôler ou piloter ?

Pourquoi mesurer la performance ?

On ne mesure pas pour contrôler mais pour piloter !

Dans la logique de nos entreprises encore porteuses du poids taylorien, nous associons trop facilement les termes

« Mesure » et « indicateurs » avec « contrôle« .

Les trois rôles principaux étant définis par les formules suivantes:

« Je commande, tu travailles, il mesure et tu seras sanctionné/gratifié selon les résultats ».

Dans un contexte stable, le raisonnement n’est pas réellement critiquable. Lorsque nous travaillions à flux poussé avec très peu de perturbations, nous pouvions axer la gestion sur la planification et les procédures. Dans ce cas, la performance pouvait être estimée en termes exclusivement productiviste et financier. L’objectif demeurant : l’augmentation de la production et la diminution des coûts. Aujourd’hui, bien que le contexte ne soit plus le même, de nombreuses entreprises ne modifient pas leurs habitudes pour autant et persistent toujours (si ce n’est dans le propos, cela reste vrai dans les faits) dans l’application du schéma classique :

Planification => contrôle => sanction.

Il est aujourd’hui parfaitement avéré que ce système est totalement inadapté à la nouvelle configuration économique caractérisée par le changement rapide et l’imprévisibilité! La crise économique est là pour nous le prouver si besoins était de l’imprévisibilité du contexte économique. Il faut passer d’une logique de planification a priori et de constat a posteriori à une logique dynamique et réactive :

Mesure/action/réaction.

Bref, il faut PILOTER ! Avec l’entreprise « réactive », le tableau de bord n’est plus un outil de contrôle mais un instrument d’aide au pilotage pour les acteurs/responsables.

Le tableau de bord n’est pas un instrument de motivation mais un instrument de progrès !

Utiliser le tableau de bord et les indicateurs comme objets de motivation est un travers assez courant dans les entreprises. Trop souvent, on présente aux utilisateurs, des indicateurs de performance beaucoup trop généraux et très loin de leurs préoccupations et de leurs moyens d’action. Les tableaux de bord ainsi construits sont purement et simplement inutiles. Si l’utilisateur ne dispose pas du levier de commande pour agir, l’indicateur ne sert à rien. A noter : les incontournables indicateurs mesurant la « satisfaction client » entrent généralement dans cette catégorie.

Il est aussi de tradition de définir les objectifs à atteindre comme autant d’obstacles à franchir, chacun récompensé par une carotte.

L’indicateur servant alors de mesure officielle de la performance personnelle. Cette dérive particulièrement courante mérite toute notre attention. Elle se place tout à fait dans la continuité de l’utilisation archaïque du tableau de bord dont nous parlions ci-dessus. Il ne faut pas considérer un objectif comme la barre de saut d’un perchiste placée toujours plus haut par la direction. Il ne faut pas non plus considérer l’indicateur comme un compteur de points acquis. Ce n’est pas ainsi que seront résolus les problèmes de motivation. Un indicateur doit rester un outil d’aide à la décision. Il permet de s’assurer que les actions engagées s’inscrivent bien dans la voie de progrès choisie. C’est ainsi que se définit la performance.

Principe du tableau de bord de pilotage

 » La prise de température n’a jamais guéri qui que ce soit. Elle reste cependant indispensable pour établir un diagnostic et conduire à la guérison. »

Qu’est-ce qu’un tableau de bord de pilotage ?

Ce n’est pas un outil de contrôle…

Aujourd’hui encore, le tableau de bord est souvent utilisé comme un outil de contrôle de l’activité en références à des standards prédéfinis. Censé faciliter le suivi des activités placées sous l’autorité d’un responsable, il est le plus couramment exploité pour le contrôle des subordonnés.

« Pourquoi n’avez-vous pas atteint cet objectif ?

Comment le justifiez-vous ? »

Utilisé ainsi, il ne déclenche qu’un jugement : Félicitation ou Blâme.

Ce n’est pas un outil d’animation des réunions…

Il est aussi très courant d’attacher plus d’attention à l’esthétique pure de la présentation qu’à sa pertinence; la qualité des données présentées passant alors au second plan ! Ce type d’utilisation permet souvent de conserver les apparences lors de réunions mais demeure totalement inutile sur le plan de la prise de décision. …

Ce n’est pas un outil de Constat…

Les premiers tableaux de bord, sont nés en des temps où le pilotage s’exprimait selon ce schéma : Prévoir-> Exécuter-> Contrôler Aujourd’hui, le contexte a fortement évolué. L’incertitude et l’accélération du changement ont rendu ce schéma historique totalement caduc. Il est cependant dommage que bon nombre de tableaux de bord soient encore ainsi conçus. Comparer le « prévu » avec le « réalisé ». Intervenant bien trop tard dans la boucle de décision, ils ne servent qu’à argumenter le constat d’échec.

C’est un instrument d’aide à la décision !

La nouvelle génération de tableaux de bord est orientée pilotage et prise de décision en toutes situations. Il n’est en effet plus possible d’attendre la publication des résultats pour ajuster l’orientation et prendre les décisions qui s’imposent. Ainsi, la mesure est constante et la décision doit être prise dans un temps limité.

N’oublions pas que nous ne pilotons que ce que nous mesurons

Si l’on se contente de ne mesurer la performance qu’en termes financiers, les décideurs ne disposeront que d’une perception tronquée. Il s’agit en effet de mesurer la performance dans toutes ses dimensions.